Note d'intention

NOTE D'INTENTION

En 2016 et 2017, la proposition participative de la compagnie était basée sur le texte CUT d’Emmanuelle Marie, pièce contemporaine et chorale qui traite du sexe féminin et du rapport des femmes à leur propre corps dans la construction de leurs parcours et de leurs identités.

Ces précédentes expériences ont confirmé un réel besoin d’expression autour des thématiques chez les participantes, comme pour les artistes de la compagnie à la découverte de ce texte.  Elles ont également mis en lumière lors du processus une énergie collective, une joie à fabriquer ensemble, une dynamique joyeuse et aussi essentielle que le sujet même traité par la proposition artistique. Ce constat est à la fois le point de départ et le cœur de la nouvelle création.


Les « eaux vives » comme l’urgence de dire, de vivre, de se mouvoir. Un spectacle comme célébration, un cri joyeux de ce qui anime, collectivement et individuellement à travers ce temps du spectacle que les participantes, eaux vives, calmes ou bouillonnantes, partageront ensemble sur scène et avec le public.


Nous sommes toutes des femmes, porteuses d’histoires, de souvenirs, de peines, d’ambitions, de pulsions de vie. Le processus de travail et les protocoles d’improvisations mis en place permettent d’aborder une pluralité de discours, d’expériences, afin d’écrire au plateau une forme impulsive à partir des outils et spécificités artistiques de la compagnie : aborder le corps et la voix avec la notion de chœur (chanté, parlé, gestualisé).

Dans une succession de tableaux et sans sorties coulisses, les corps en scène viennent dessiner, faire et défaire l’espace, conter les histoires intimes, textuelles ou visuelles, réinventer un « ici et maintenant », questionner le« groupe » et l’ « individu ».

Mon objectif n’est pas de revendiquer une position unilatérale, mais de faire entendre la pluralité de discours et des vécus qui se devinent au travers de présences sensibles.


Comment nous déployer dans cet espace-temps de la scène, chacune et toutes dans une pulsation commune ? La scène sera abordée comme un espace des possibles pour se dire, se danser, se chanter. Aguas Vivas comme un lieu à habiter au delà-des frontières (pays, cultures…), le corps comme premier territoire individuel à réinvestir, l’univers sonore comme une nouvelle langue qui sera la leur, la nôtre.


Ines Lopez